Roger Catherineau Français, 1925-1962

Présentation

Dès 1948, le travail photographique de Roger Catherineau se construit comme une quête d’expérimentation. Rejetant toute notion de représentation du réel, il élabore des images non référencées, troubles et le plus souvent abstraites. Développant la notion de « transformation productive », il souhaite composer de toutes pièces l’image qu’il se fait d’un objet, et non pas le reproduire. C’est donc sans règle d’or mais selon son instinct qu’il découvre puis perfectionne les méthodes de développement et de tirage, auxquelles il ajoutera les surimpressions, les solarisations, les virages et autres manipulations chimiques. Au début des années 1950, il fait du photogramme son procédé de prédilection. Technique de l’image par contact et sans appareil, le photogramme permet à Catherineau de composer ses œuvres avec la seule lumière et l’empreinte de l’objet. Détaché de la première génération de photographie expérimentale des années 1930, il ne pratique pas le photogramme comme un jet automatique, mais comme une technique de composition exigeante et maitrisée. Il détruit d’ailleurs tous les tirages jugés mineurs ou inachevés au fil de ses expérimentations et dans la dernière partie de sa vie, ne gardant que des œuvres d’une grande intensité.

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Biographie
Roger Catherineau, né en 1925 à Tours, se forme au dessin et à la peinture à l’École du Louvre et à l’École des Arts de Paris avant de se tourner très tôt vers la photographie. Insatisfait du rendu des laboratoires, il développe et tire lui-même ses photographies. Dès 1948, il élabore une œuvre résolument expérimentale, marquée par une approche abstraite et expressionniste. Refusant toute représentation du réel, Catherineau cherche à créer des images sans référent, troubles et souvent entièrement abstraites. Sa démarche repose sur le principe de la « transformation productive », où il compose l’image à partir de la vision intérieure d’un objet plutôt que de chercher à en reproduire l’apparence. Cette quête d’une image originelle, libérée de toute imitation, confère à son travail une dimension à la fois poétique et plastique, où la matière photographique devient le lieu même de la création.

En 1955, il est invité à participer à la grande exposition Subjektive Fotografie 2 à Sarrebruck, ce qui marque son émergence sur la scène internationale. Son œuvre est ensuite exposée en France, en Belgique et en Allemagne, et publiée dans de nombreuses revues et anthologies de photographie contemporaine. Ses photographies font désormais partie des collections du Musée National d'Art Moderne, de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée Folkwang à Essen (collection Otto Steinert). Roger Catherineau meurt en 1962.
 
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